samedi 21 juillet 2012

La RuKa residencia

En ce premier samedi argentin, je commence à prendre mes marques dans la ville de Cordoba et surtout à m'installer dans ma nouvelle résidence étudiante : la RuKa residencia, dont le manager est un jeune homme de 29 ans prénommé Lucas. Comme il le dit lui même sur son site : "After a few trips and many exchanges, ruka born as a space for those wishing to study in Córdoba, and live this city like their new home."

Façade de la résidence. Pour ceux que ça intéresse, voici mon adresse :
Fiona Fosse
Pres Santiago Derqui 396 Piso PA
 5000 - CORDOBA
Argentina

J'avais donc peur que cet endroit soit un fourre-tout de jeunes délurés, mais en fait l'endroit et très propre et convivial. Il y a la capacité d'accueillir jusqu'à 25 étudiants, mais en ce moment seules une dizaine de places sont occupées. La résidence comprend une dizaine de chambres, 2 cuisines, 4 salles de bain, des espaces de travail, une salle Internet ainsi qu'une magnifique terrasse donnant vue sur Nueva Cordoba (il y a même un bbq, donc il faut que vous veniez vite les Australiens !)

Avouez que c'est une jolie terrasse !

Les occupants des lieux m'ont très gentillement accueillie hier soir avec mes 35kg de bagages. Une adorable Mexicaine m'a d'ailleurs refilé une carte de Cordoba et plusieurs portemanteaux (vous ne vous rendez pas compte à quel point les portemanteaux sont prépondérants pour moi).
Le soir, j'ai partagé une bière avec eux, et j'ai eu l'occasion de voir que l'ambiance a l'air très festif. Une chose est sûre : ils fument des trucs qui ne sentent pas la clope^^

J'apprécie pour le moment beaucoup la RuKa residencia, dans laquelle je vais rester un mois, et sûrement bien plus si tout se passe bien.

Ma chambre "compartida", que j'occupe seule pour le moment.

Le principal espace commun de la Ruka Residencia




vendredi 20 juillet 2012

Sur la route de Cordoba

Levée à 5h30 du mat' (je profite d'être encore en décalage horaire), je boucle de nouveau ma valise et appelle un taxi direction Retiro, qui n'est plus en grève depuis la veille au soir.
Je découvre avec joie que la station routière est très bien organisée. Elle a des allures d'aéroport un peu effrayantes, mais au moins les bus circulent sans risque pour le passager de se tromper.

Estacion de Retiro, Buenos Aires

Les bus argentins sont très confortables : rideaux, climatisation, chauffage et inclination du siège permettent d'être très à l'aise. Un bémol cependant : les guides touristiques disent que la plupart des bus proposent des plateaux-repas, j'ai encore du me faire arnaquer quelque part...

Mais ce n'est pas grave, ma seule volonté est d'arriver à Cordoba avant la tombée de la nuit, ce que j'ai presque réussi à faire.

Je m'attendais à un voyage hyper intéressant avec des paysages très divers, une sorte de mini-approche de l'Argentine. En réalité, les paysages observés sont assez monotones : des kilomètres et des kilomètres de champs arides, des troupeaux de vaches, quelques chevaux et toutes les dizaines de kilomètres, une ferme qui doit régir les environs.
Le voyage fut donc assez long et pénible, heureusement j'avais avec moi Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder. Quoi de mieux pour méditer tranquillou pendant une douzaine d'heures?

Aux environs de 19h, j'arrive enfin dans la ville de coloniale de Cordoba. De prime abord, la ville a l'air assez joli. En tout cas, les Argentins à bord du bus n'arrêtaient pas de pointer du doigt des bâtiments à l'architecture imposante. J'attends avec impatience la journée de demain pour explorer un peu plus la ville et repérer le quartier de mon université.

Arrivée dans la province de Cordoba, à l'heure du coucher du soleil.


En attendant, sachez que j'ai finalement intégré la résidence étudiante dans laquelle je suis censée passer l'intégralité de mon année. Ce sujet vaudra un article à part entière sous peu.

Bonne soirée à tous, je tombe de sommeil.

jeudi 19 juillet 2012

Porque te vas

Pour terminer cette première journée en Argentine, je n'ai pas de mal à trouver la motivation d'écrire un second article.
Je suis finalement toute seule dans mon lugar compartido, ce qui fait que mon sac à dos, ma valise et moi-même dormons sur des lits séparés (et oui, pas de fricotage dès le premier soir !)

J'essaye de regarder les info locales pour comprendre ce qui se passe à Retiro, et la compréhension se fait déjà meilleure au fil des heures.

Je tenais aussi à expliquer le titre et l'intérêt de mon blog. Le titre, Kraipalokomos, fait référence à la pièce de théâtre Les Grenouilles d'Aristophane où on peut lire le fameux "Brekekekex coax coax ! " dont je suis fan qui imite le chant des batraciens. Bref, kraipalokomos signifie bourré, ivre mort, plein comme un sac, grisé, soul, éméché, pompette. N'en déduisez pas que je compte m'enquiller des bouteilles de vin tous les soirs, j'aime juste la consonance du mot.
Pour ce qui est de l'intérêt du blog, vous pouvez nourrir des petits poissons en bas de page ! Ne me remerciez pas, je sais c'est trop cool ;)

Enfin, en ce premier jeudi soir loin de tous, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée émue pour mon cher et tendre que j'aurais bien aimé avoir à côté de moi aujourd'hui, sniff, sniff.
Je n'irai pas faire un article sur lui, mais son arrivée en Amérique Latine est très très attendue. Pour patienter, je remercie Paris (et Domitille) de nous avoir donné un peu de soleil lors de ces derniers jours franciliens et de nous avoir fourni de somptueux souvenirs.

Senor Alto et Senora Pequena jouent aux touristes sur le bateau-mouche



Et je tenais à lui dire qu'il y a aussi des trucs trop cool ici ! La preuve :


La Era de Hielo 4 !!!




Séjour improvisé à Buenos Aires



Après 13h de voyage avec Air France, me voilà fraîche et pimpante prête à affronter la jungle de la ville des « Porteños ».

Vue lors de l'atterrissage. La lumière est très surprenante ici, on dirait presque qu'elle est poudrée.


Tout se passe bien, un peu trop bien.
- Douane : fait.
- Valise : récupérée en moins de deux.
- Taxis (ou remise) : bon marché et rapidement trouvé
- Chauffeur : adorable, il fait l'effort de me parler trèèèèèèèèès lentement.

Après quelques minutes de conversation laborieuse, je comprends que la ville de Buenos Aires est en émoi depuis le petit matin : les longs trajets au départ de Buenos Aires sont tous empêchés de partir à cause de grèves (voilà qui m'apprendra à essayer de faire des économies sur le transport et à snobber l'avion...)

Au lieu d'attendre vainement à la Estacion de Retiro, je m'efforce de trouver un logement peu cher et assez sûr dans le centre de Buenos Aires. Voici la vue depuis ma chambre, que j'espère n'avoir à occuper qu'une seule nuit.

A proximité du quartier du Congrès, Buenos Aires.


Somme toute, ça aurait largement pu être pire mais je suis un peu contrariée de ne pas être arrivée comme prévu en 24h à la résidence étudiante qui m'attend à Cordoba.
Espérons que demain sera une journée plus prévisible qui me verra arriver à bon port.

Bonus 1 : les trucs bizarres que je commence à remarquer :
- il n'y a des feux de signalisation que sur les principaux boulevards ! Les automobilistes arrivant des rues perpendiculaires doivent déduire s'ils peuvent passer ou pas... Du coup pour les piétons ce n'est pas évident non plus^^- il y a l'air d'avoir plus de chiens errants que de pigeons ici. Tant mieux pour moi.


Bonus 2 : pour ceux qui ont lu ce premier article, vous êtes récompensés par une photo de moi en kikoulol (rarissime !!!) arborant le présent de Marion pour mes 20 ans. Merci beaucoup soeurette (ahah le correcteur automatique voulait que je te qualifie de "soubrette") au passage !

Petit chiot beagle errant qui pleure son maître ='(